« Tic tac tic tac » Tictaquement perpétuel de l'heure qui passe, seconde après seconde s'échappant devenant ainsi des minutes devenu éternité... Grincement d'une porte s'ouvrant difficilement, oeuvre du temps...
Qui aurait pu deviner mon destin au moment précis où pour la première fois je soufrais d'une simple bouffée d'air... Combien de respirations ai-je pu avoir pour en arrivé la ? J'ai eu le malheur, moi aussi, de penser que j'étais comme tout le monde... Jusqu'à la nuit de mes 18 ans, où, dans mon sommeil, je fus réveillée par un vacarme fou. Je n'eu le temps de réaliser ce qui se passait que je fus encadrée de deux hommes bien bâtis, et l'on me passa un bandeau noir sur les yeux, en me liant les poignets dans le dos.
Je puis dire, que par mon impatience, et mon stress, que le chemin fut long... Mon esprit fut envahi par tant de questions sans réponses...* Mais que m'arrivait-il ? *
Quelle fut ma stupéfaction quand, après tout ces mouvements, je découvris une immense salle emplie d'une foule vêtue de noir... Tous les regards posés sur moi, que l'on traînait vers le coin le plus éclairé, d'une lumière si floue que seule les bougies offrent. J'aperçu à cet instant, l'autel si sombre... * Tout ce monde ? Allait-il y avoir un sacrifice ? Mais pourquoi ? Ne serait-ce quand même pas moi... * J'eu vite la réponse à mes questions. On m'installa sur l'autel et me ligota avec précaution après m'avoir enfilé une robe de soie noir et maquillé légèrement. C'est alors, que cet homme s'approcha de moi, une dague à la main, la levant bien haut, au dessus de moi. Je ne compris ce qui m'arriva, comme une force exceptionnelle qui me traversa le corps. Mes yeux se dissimulant d'un coup derrière un voile blanc, l'homme prit peur. Dans un excès de fureur, une énergie, que je découvris, s'échappa de mon être. Une lumière intense s'abattit sur moi. Par un simple regard, mes ligatures sautèrent, et je m'élevais dans l'atmosphère lourd de la pièce. D'un petit geste de la main, l'homme à la dague, fut propulsé avec violence contre le mur du fond. L'angoisse parcourut l'assemblée. Toute les bougie s'éteignirent et se rallumèrent une a une, comme animé d'une danse macabre. Une larme de sang perla sur ma joue. Je fus comme rassurée mais paniqué de se qui se produisait, je ne su que faire. Je repris mes esprits, regardant autour de moi avec inquiétude, je m'échappai alors bien vite de cet endroit sinistre. * Mais pourquoi m'avait-on choisie pour ce sacrifice ? * Je profita du chemin du retour pour me calmer, mais comment aurais-je pu me calmer après se qui venait de se passer ? Arrivant toute pâle à la maison, ma mère m'assaillit de questions. Elle se mordait les lèvres d'anxiété, et voulut savoir où j'avais passé la nuit.
Avec beaucoup d'hésitation, je lui expliquais l'aventure qu'il m'était arrivé. Je craignit quand même ça réaction, à me dire que je n'était qu'une fabulatrice. Quel fut mon étonnement, quand elle me livra son secret : « Oh ma fille, j'ai tant redouté cet instant, mais il est arrivé. J'ai cru que tu y aurais échappé, mais on ne se détache pas si facilement d'un don. La magie est en toi ma chérie, comme elle est en moi, et comme elle a toujours possédé les femmes de notre famille. Maintenant, écoute moi bien. La magie peut faire de nombreuses choses, ainsi qu'autant de bien que de mal, a toi d'en faire bon usage ! » Je ne puis passer une nuit sereine a la suite de ces aveux...
Il me fallut un lapse de temps pour pouvoir véritablement accepté cette réalité qui était la mienne... Mon acclimatation fut dure a supporté, la gérance de ses pouvoirs, qui m'habitait des à présent, était compliqué a contenir ou a utiliser. J'eu du mal, au début, à me rendre compte de la force que je détenais en moi, mais petit a petit, avec patiente et calme, j'appris à me servir à ma guise de cette fabuleuse faculté dont j'avais hérité de ma mère.
C'est environs 6 mois après l'incident de mes 18 ans, que ma tante Tina m'offrir un livre. Quelle stupeur énorme renforcée d'une légère angoisse me pris à la gorge quand je constatai qu'il s'agissait d'un vieux grimoire. Mon étonnement fut d'autant plus frappant quand je remarquai que celui-ci était à mon nom, comme foudroyé d'incertitude inégalé (pris d'incompréhension), je cherchais une réponse a travers les yeux de ma chère tante. Voyant mon anxiété, elle m'expliqua que c'était le destin, et que se qui venait de se passé était écris depuis bien longtemps, comme mon nom « Catilina » sur la couverture de ce manuscrit. Ainsi me fut légué toutes les connaissances et les incantations de mes ancêtres. C'est environs a cette époque la que je pris conscience de qui j'étais réellement, la petite dernière d'une famille prodigieuse qui avait traversé les époques et survécu au temps.
J'appris grâce à cet ouvrage, que dans mes veines, coulait le sang de la première sorcière de ce monde... Je ressenti en moi une vive émotion, je m'étais enfin trouvé et j'étais fière de ce que j'étais.